celle qui savait tout sur hpharry et la mort (la pensine)Le garçon qui a survécuHarry naît le 31 juillet 1980. Dès le premier chapitre du tome 1, on annonce clairement le point de départ de l'existence de Harry : il a 1 an et est déjà orphelin. Tout nous porte à croire que véritablement c'est ce jour d'Halloween 1981 que naît Harry : nous ne savons rien de cette année, de ce qui c'est passés depuis sa véritable naissance fin juillet. D'ailleurs, Harry n'est plus considéré que comme "le garçon qui a survécu". Lily et James se sont sacrifiés pour lui. Et à travers leur mort, ils ont permis la survie de leur fils mais aussi de tout le monde magique débarrassé pour un temps de la terrible menace de Voldemort. Harry reprend donc naissance dans la mort de ses parents.
Re-naissance : de nouveau, Harry va renaître et sortir de cet état passif. Le jour de son onzième anniversaire, il découvre qui il est. C'est une troisième naissance. Il est sorcier et c'est comme s'il l'avait toujours su et qu'enfin, une partie de lui venait de lui être restituée. D'ailleurs ce n'est pas totalement faux car la vérité sur ses parents et leur mort lui apparaît enfin. Harry prend connaissance d'une partie de son passé et c'est ce que peu à peu nous découvrons : l'histoire de Harry, ses causes et ses conséquences. Enfin, par une analyse redondante, on peut considérer qu'à chaque immersion dans le monde moldu, ou séjour chez les Dursley, Harry meurt symboliquement et renaît le jour où il reprend contact avec l'univers magique. Comme un cycle, encore et encore. Le cycle de la vie et de la mort, et entre temps l'évolution de l'humanité (ici : atteindre la paix dans le monde sorcier). hop ! Donner la mort : l'ampleur de la tâche de HarryLe tome 1 : Harry connaît la peur, la joie, l'horreur, l'injustice mais à la fin de sa première année il va devoir donner la mort. Bien sûr, JK Rowling ne nous dit pas explicitement : Harry tue Quirell en le brûlant. Mais de façon claire, on voit Harry appliquer ses mains sur le visage de Quirell et se dernier se désagrège, anéanti par l'amour présent en Harry. C'est de la légitime défense… Et Voldemort ne fait rien pour sauver son disciple. On approche la mort brutalement et Harry est le 'donneur', le 'responsable'. "Quirell leva le bras pour lancer un maléfice mortel, mais Harry, d'un geste instinctif, plaqua ses mains contre le visage de son ennemi." (T1poche, p.288) Dans le tome 2, c'est le basilic qui répand la mort, ou presque, à Poudlard. Harry va tuer ce monstre grâce à l'épée de Gryffondor et détruire le souvenir de Tom Jedusor. Par là même, il affirme ce pourquoi il est là : tuer, détruire le mal (Voldemort) et permettre paix et justice dans le monde sorcier. Le tome 3 va véritablement amorcer une bifurcation pour Harry. Là il ne va pas vouloir tuer pour se défendre ou pour sauver quelqu'un mais pour se venger. Car en voyant Sirius dans la cabane hurlante, Harry voit le premier événement clé de sa vie, de tout le poids de sa vie. Harry va sentir en lui un instinct sombre, il va avoir envie de tuer Sirius qu'il croit responsable de la mort de ses parents. Harry tergiverse : que faire de Black ? "Il [Sirius] regarda Harry s'approcher de lui, la baguette magique pointée sur lui. -Tu vas me tuer, Harry ? […] -Vous avez tué mes parents, dit Harry la voix légèrement tremblante, mais la main qui tenait sa baguette ne tremblait pas." "Harry leva sa baguette. Le moment était venu de passer à l'acte. De venger sa mère et son père. Il allait tuer Black. Il fallait qu'il le tue." "Harry crispa les doigts sur sa baguette magique. Maintenant ! C'est maintenant que tu dois le faire !"
Lupin va donner la chance à Sirius de pouvoir s'expliquer alors… Il lui sauve involontairement la vie, créant entre eux deux un lien de plus… Sirius va lui raconter la vraie histoire des Potter, celle où l'ami trahit … Et le traître est là, sous la forme d'un rat. Harry est de nouveau confronté au dilemme : Que faire de Pettigrow ? Là, Harry va choisir de l'épargner, créant entre Peter et lui, un lien magique, une dette de vie. Dans ce tome, le rapport de Harry a la mort est donc vraiment différent : Harry réfléchit, pèse le poids et les conséquences. Cette fois-ci, Harry a le choix de donner la mort, et il le refuse. Dans le tome 4, Harry est de nouveau confronté à Voldemort. Grâce à son sang, il voit Voldemort renaître et sortir d'un état morbide, revenir au monde des vivants. Harry est, comme à chaque tome, la cible de Voldemort et échappe à la mort de très peu : c'est Cédric, un de ses adversaires du tournois des 3 sorciers, qui subira le châtiment lancé par l'ennemi juré de Harry. Celui-ci assiste ici à la mort plus qu'il ne la dispense, mais se sent responsable : si Voldemort ne le cherchait pas, Cédric serait toujours en vie. C'est d'ailleurs ce que beaucoup de monde, n'ayant pas assisté à la mort de Cédric et ne croyant pas alors au retour de Voldemort, reproche à Harry : "- Ecoute… Qu'est-ce qui s'est passé, cette nuit-là quand… tu sais… quand… avec Cédric Diggory et tout ça ? […] Dans le tome 5, avec le retour de Voldemort, la mort se fait de plus en plus présente. L'ambiance du roman en est même changée, l'atmosphère est de plus en plus sombre. Harry est confronté plusieurs fois à la mort. Vers le milieu du volume, c'est Arthur Weasley qui y échappe de peu. A la fin, c'est son parrain, Sirius Black, qui s'en va pour toujours, tué par sa cousine Bellatrix. Encore une fois, comme pour Cédric, Harry se sent coupable : "Harry ferma les yeux. Justement, s'il n'avait pas cherché à sauver Sirius, Sirius ne serait pas mort…" (T5, p.947). Puis, la révélation de la prophétie fait de Harry un objet même de la mort : "- Et la fin de la prophétie… C'était quelque chose comme : 'aucun d'eux ne peut vivre…' -… 'tant que l'autre survit', acheva Dumbledore " (T5, p.947). Quelque soit son opinion et ses choix, il doit tuer Voldemort : c'est sa mission. On peut alors retranscrire une sorte de schéma :
A l'issue du tome 5, il devient la mort, à son insu, devient l'objet de la mort, empli d'un devoir de tuer. C'est une progression régressive dans le sens où Harry est au fur et à mesure affaibli par cette mort trop présente. C'est également une progression qui l'amène de l'action à la passivité : il n'a plus de choix. Article ajouté le 2006-11-03 , consulté 122 fois CommentairesLiensRetour aux articles |